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Facing the future

 

Patrimoine et modernité

 

L’édition 2011 des Journées européennes de la Culture juive se place sous le signe du futur ; donc sous le signe actif du questionnement. Choix intéressant, parce qu’en privilégiant le risque de l’inconnu au détriment des certitudes acquises, il suscite la réflexion et appelle à la responsabilité. L’intitulé, « Facing the future », retenu par l’Europe, se décline en France sous le titre « Patrimoine et modernité ».

 

A première vue le thème paraît bien vaste. Mais appliqué au champ précis d’un patrimoine plurimillénaire : celui de la culture juive, on perçoit non seulement sa pertinence et son intérêt mais aussi le courage de ce choix éthique et philosophique qui, pour mieux l’éclairer et le partager, place un héritage sous le signe –risqué- de l’interrogation. Plus qu’un thème, c’est un programme moral qui nous est proposé. Car la pensée du futur, comme celle de la modernité, opèrent des arrachements qui font basculer le confort des acquis et des certitudes. Dans notre présent insaisissable, en vrille et vrombissant, on se doit, certes, d’éclairer le passé, mais en faisant l’effort d’y chercher les apports capables de nous hisser à la hauteur de l’avenir.

 

Il ne s’agit pas d’opérer un choix entre la voix des patriarches et des prophètes d’une part et les apports du numérique, des sciences et des technologies modernes, d’autre part. Il nous appartient de trouver les points de  jonction et la bonne articulation entre ces pôles qui ne sont pas contradictoires, mais complémentaires.

 

La programmation lorraine se propose comme une démarche qui, en éclairant le champ de la culture juive, s’efforce à forger des outils aptes à mieux explorer ce champ spécifique, mais aussi à s’appliquer aux champs d’autres communautés culturelles. Minoritaires ou majoritaires, les cultures sont, par essence, destinées aux échanges entre les hommes et aux échanges avec l’environnement. C’est par ces interactions qu’elles participent au bien être des humains, à la préservation du monde dans lequel nous vivons et à l’harmonie sociale.

 

Les différentes manifestations que nous proposerons de fin août à décembre, en Lorraine, s’inscrivent dans cette dynamique. Hormis les Journées portes ouvertes et animations des dimanches 4 septembre et du 18 septembre, en plus du colloque en partenariat avec l’Académie Nationale de Metz, qui se déroulera à l’Hôtel de Ville de Metz, le dimanche 23 octobre, de nombreuses conférences sont prévues, des concerts divers, à l’Arsenal et ailleurs, nous permettront de vibrer aux sons des musiques judaïques. Une master class Klezmer, des projections cinématographiques à Thionville, au moins quatre expositions importantes, rien qu’entre Metz, Montigny-lès-Metz et Delme, permettront de mieux faire connaître la culture, juive, tout en privilégiant les partenariats qui nous tiennent à cœur et qui font la richesse de notre démarche et l’intérêt de notre association.

 

          Avant de livrer d’autres éléments d’un programme en construction et susceptible d’évolutions et de développements, nous souhaitons surtout remercier ceux qui nous permettent de construire et d’avancer. Grâce au ministère de la Culture, aux collectivités, aux institutions, associations et mécènes, qui soutiennent nos manifestations ; grâce aux partenariats variés qui nous permettent d’élargir et de diversifier notre public ; grâce au dynamisme des membres bénévoles de l’association JECJ-Lorraine, un public de 11 000 personnes –chiffre qui place la Lorraine en 1ère place de la fréquentation nationale des JECPJ - a témoigné, lors de l’édition 2010, d’une compétence au dialogue interculturel et de la volonté générale de l’inscrire dans la cité.

 

          A ceux qui nous ont aidés dans le passé, à ceux qui mesurent l’intérêt d’un soutien dans la durée et à ceux qui s’engageront encore à nos côtés afin de faire de cette édition consacrée au patrimoine et à la modernité un temps fort de la culture et des partages, va toute notre reconnaissance.

 

          En hébreu, langue de la Bible et dont les exégètes étaient, par leurs méthodes, en avance sur certains acquis scientifiques et technologiques modernes, le mot patrimoine NékHéS est l’anagramme du rassemblement KhéNéS. En revanche, il n’y a pas de terme hébraïque pour désigner la modernité ; fluctuante, jamais donnée d’emblée, elle est à créer et à réinventer. 

Rassemblons-nous dans l’effort d’en fournir les clés les mieux adaptées.

 

 

Désirée Mayer

Présidente J.E.C.J.-Lorraine

Secrétaire générale et vice-présidente J.E.C.P.J. - FRANCE

 

Pour tout contact avec la présidente :    

courriel : claudia.mayer44@orange.fr

 

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